Série - Pianos


Emile Antoine Bourdelle, "Isadora Duncan avec Walter Rummel au piano"1909.
Après avoir assisté à son interprétation d’Iphigénie en Tauride de Gluck, Antoine Bourdelle se passionne pour l’art d’Isadora Duncan. Il entreprend un cycle de dessins célébrant la danse et la musique, respectivement représentées par Isadora Duncan et par le pianiste allemand Walter Rummel (1887-1953). Installé depuis 1908 à Paris, Rummel est l’un des plus importants promoteurs de la musique de Debussy; entre 1918 et 1920, il noue avec Isadora une relation sentimentale et artistique placée sous le signe d’une profonde exaltation esthétique.

Vincent van Gogh, "Marguerite Gachet au piano", 1890.

Salvador Dali, "Pharmacien soulevant avec une précaution extrême le couvercle d’un grand piano", 1936.
Totalement surréaliste, et j'avoue magnifique peinture, moi qui ne suis pas une fan des peintures de Dali, alors que j'adoooore ce qu'il a écrit, ses interviews, son excentricité et surtout son intelligence. Salvador Dali était curieux de tout et l'un de ses centres d'intérêt était le monde scientifique. Sa bibliothèque compte une centaine d'ouvrages -annotés en marge et commentés de sa main- sur différents aspects scientifiques: physique, mécanique quantique, origine de la vie, évolution, mathématiques... Les années 30 sont marquées par les images doubles et les illusions optiques, une passion qui ne quittera jamais l’œuvre de Dali, tout comme les paysages immenses, vide, qui évoquent le rêve.

Norman Rockwell, "L'accordeur de piano", 1947.
Rockwell est principalement connu pour ses illustrations de couverture du magazine "The Saturday Evening Post", une publication très influente destinée à la classe moyenne américaine. Il a été fondé en 1821.
Rockwell a contribué à The Post pendant une cinquantaine d'années, ses illustrations reflètent les changements sociaux et technologiques de l'époque.
"L'accordeur de piano" représente un jeune garçon fasciné par un accordeur de piano âgé. Rockwell a embauché un garçon de huit ans (Andrew Brinkerhoff Smith) pour la peinture pour laquelle il a reçu 5 $. Cependant, à la veille du Nouvel An 1947, Rockwell offrit le tableau aux parents de Smith.

Nicolas de Staël, "Le Piano", 1955.

Nicolas de Staël, "Le Grand Concert, L'Orchestre", 1955.
Une des plus intenses toiles de l'artiste et immense - 350 x 600 cm, peinte à Antibes, où le peintre connaît, depuis l’automne 1954, une période d’hyperactivité, réalisant 147 toiles et esquissant une multitude de dessins.
Des instruments de musique, notamment, au stylo-bille ou au feutre, faisant état de sa recherche permanente… "Plus vous saisirez que l’explosion, c’est tout chez moi, comme on ouvre une fenêtre, plus vous comprendrez que je ne peux pas l’arrêter en finissant plus les choses", écrit-il, le 17 février 1955, au galeriste parisien Jacques Dubourg, commanditaire d’une exposition.
Dans sa maison le long des remparts, à 40 ans de Staël prépare en fait trois expositions. Pour Dubourg, pour l’Angleterre et pour le Musée d’Antibes, prévue à l’été 1955.
"Je suis lent, je ne suis pas Picasso." Staël fait cette confidence à son ami René Char dans l’une des innombrables lettres. "En retard sur la vie", comme le décrit Char, il s’épuise. Le 16 mars, il écrit à Jacques Dubourg : "Je n’ai pas la force de parachever mes tableaux." La nuit suivante, il se jette de sa terrasse.

Pablo Picasso, "Le piano", d'après Velazquez, 1957.
Cela ne m'étonnerait pas que Javier Mariscal ait vu cette toile au Musée de Barcelone, car il semble avoir été très influencé dans ses créations par le chien de ce tableau.

Mon grand-père, toujours aussi élégant, aux côtés de Duke Ellington, dans les jardins de la Fondation Maeght, un jour d'été de 1966.