Une vie pour l’art. Yoyo Maeght raconte la saga de sa famille.

Yoyo Maeght, petite-fille de Marguerite et Aimé, mécènes inspirés, se raconte, dans un ouvrage paru chez Robert Laffont : « La Saga Maeght ».

 

Une vie pour l’art. Yoyo Maeght raconte la saga de sa famille

Yoyo Maeght : un immense besoin de liberté.

Le monde dans lequel vivent Yoyo Maeght et ses sœurs est compartimenté. Quelques semaines ou quelques mois, chez leurs parents, puis chez leurs grands-parents maternels « à la campagne » près de Saint Étienne. Le reste du temps se passe chez papy et mamie, créateurs de la Fondation. « Je vivais dans des mondes séparés. Je n’aimais pas l’école j’avais l’impression d’y perdre ma liberté ». « Papy (Aimé Maeght) était un bâtisseur en tout. Son jardin de Saint Paul-de-Vence était Eden. Chaque jour, il améliorait un peu plus sa propriété… Il inventait la beauté, le bonheur plus que le bien-être. Je trouvais cela fantastique ».

Enfant trouvée

Un jour, sa mère lui raconte qu’elle est une enfant trouvée. Dès lors, l’imagination de Yoyo vagabonde. « Ce n’était pas une souffrance, si ça avait été le cas, mes parents auraient arrêté la blague. Je me disais que j’avais bien de la chance d’être tombé dans une famille comme la mienne où la liberté régnait en maître. Mes parents avaient vécu la guerre, ils avaient soif de vivre et ne savaient que faire de nous, ils se disaient : « Elles vont grandir toutes seules ». « Tout cela a influencé ma vie. Je ne voulais pas avoir d’enfants, j’avais peur de ne pas savoir m’en occuper. J’ai adopté ceux de mon conjoint ».

Les artistes

« J’ai travaillé uniquement dans le monde de l’art. Depuis toujours, ma passion, c’est le monde des artistes à qui je voue un amour immodéré. Leurs œuvres me rassurent et complètent l’amour que j’ai pour eux. Je suis hyper fan de leurs œuvres ». Plaisant, douloureux à écrire ce livre ? « Un bonheur pas morbide, je parle de gens que j’ai follement aimés. Papy est toujours vivant pour moi, tout comme Miro, Tzara, Prévert... Malraux et les autres. J’ai beaucoup fouillé les archives pour écrire. C’était comme un jeu de piste avec mon grand-père ».

Propos recueillis par Éliane Faucon-Dumont

 

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