.Miró - de 1950 à 1970

L'Œuvre de Miró est si vaste que je la présente sur plusieurs articles. Ici je propose, chronologiquement, mes coups de cœurs parmi ses créations entre 1950 et 1970.
L'interrogation se lit dans le regard de Joan Miró sur cette photo de Michel Sima, prise en 1950.
1952

"Le disque rouge chasse Alouette", 1953. La poésie que Miró donnait à ses œuvres témoigne de son amitié pour Jacques Prévert. C'est vraiment l'univers que j'aime.
1956 
Joan Miró photographié par Brassaï dans son atelier en 1955.
1956 
Pochoir de 1956 et ornait la revue du "XXe Siècle" publiée à Paris par Gualtieri di San Lazzaro.
"Plat enfant noir", céramique 1956. 
1956
Franchement, on est toujours surpris avec Joan Miró et ce bois gravé, "A toutes Epreuve" de 1958. 
"La pluie matinale au clair de Lune", 1958. 
"A toute épreuve", gravures de Joan Miró, sur un texte de Paul Eluard, 1958.
1963
Toutes les techniques ont attiré Miró. Génie de la gravure, mais aussi créateur infatigable en céramique, avec son ami Pepito Artigas. Plaque couverture pour le magazine DU, 1963. 
1965
"Cercle rouge, étoile"
"Le Prophète, la Nuit"
1966
1967
Miró était pour moi comme mon "oncle" préféré. Toujours attentif et bienveillant. Je ne le lâchais pas ! J'ai 7 ans sur cette photo et nous sommes à la Fondation Maeght où Duke Ellington est venu, un après-midi. 
Nous avons écouté son improvisation au piano accompagné de ses musiciens. Il n'y a pas de public, juste nous, la famille. Chaque année, Miró passe plusieurs mois chez mes grands-parents. Pour qu'il puisse travailler, car il ne pouvait vivre sans, Papy a fait un bel atelier de gravure. De là sortiront ses gravures parmi les plus belles. Miró aime cette proximité avec la nature, il veut voir si ses œuvres "résistent" à cette beauté. 
1968 
Catalogue de l'exposition Joan Miró à la Fondation Maeght en 1968, couverture, bien sûr, réalisée par l'artiste en lithographie originale. La fondation Maeght possède 275 œuvres de Miró dont 8 grandes peintures, 160 sculptures, 73 aquarelles, gouaches et dessins sur papier, une tapisserie monumentale, un important vitrail intégré à l'architecture, 28 céramiques, ainsi que des œuvres monumentales créées spécialement pour le jardin-labyrinthe. Auxquelles s'ajoutent les centaines de gravures, lithographies et ouvrages de bibliophilie rehaussés de dessins et estampes. Tous ces chefs-d'œuvre ont été donnés à la fondation conjointement par Joan Miró et mes grands-parents. C'est grâce à leur générosité inégalée que s'est ainsi constitué un fabuleux patrimoine, unique en France, un lieu privilégié pour mieux partager les rêves de Joan Miró.
En 1968, quatre ans après l'ouverture de la Fondation Maeght, mon grand-père confie à Joan Miró, pour célébrer les 75 ans de l'artiste, d'investir la totalité des salles. Miró est là, décontracté malgré l'enjeu, en polo, au centre devant des journalistes curieux d'art contemporain. Il faut s'imaginer ce que cela représente à l'époque, enfin des grands murs, des espaces pour ses immenses sculptures ou céramiques, comme celles cici à droite, car le Centre Pompidou n'existe pas encore - Il ouvrira en 1977, 13 ans après la Fondation Maeght qui servit de modèle. En effet, la Fondation c'est : Une collection permanente, des expositions éphémères, une bibliothèque, des ateliers d'artistes, la musique intégrée avec les Nuits de la Fondation et surtout un bâtiment contemporain conçu pour être dédié à l'art (le premier en France, auparavant, on utilise ou réhabilite des lieux existants, Jeu de Paume, Palais de Tokyo, Orangerie…)
"Femme et oiseaux", 1968. J'ai toujours été fascinée par l'audace de Miró qui, comme ici, à 75 ans, ose s'attaquer à une toile de 2m de haut. Il avait une force mentale extrême. 
Joan Miró par son ami Francesc Catala-Roca, 1968. 

Joan Miró en toute simplicité dans la cour de la Fondation Maeght, auprès d'une de ses sculptures.

1969