.Braque par Jean Paulhan

Georges Braque, Le couple d'oiseaux,

«Braque est patient. Son visage, si humble qu’il semble avoir vu la paix. Mais l’épaule est d’un bûcheron ; et la taille d’un géant. "Il faut avoir le temps, dit-il, d’y songer." En effet, il s’assoit. Puis : "Quand j’étais jeune, je n’imaginais pas que l’on pût peindre sans modèle. Ça m’est venu peu à peu. Faire un portrait! Et d’une femme en robe de soirée, par exemple. Non, je n’ai pas l’esprit assez dominateur."

Il s’explique : "Le portrait, c’est dangereux. Il faut faire semblant de songer à son modèle. On se presse. On répond avant même que la question soit posée. On a des idées."

Georges Braque, Paysage à l'Estaque, Automne, 1906.Georges Braque, Paysage à l'Estaque, Automne, 1906.

Georges Braque, Nature morte au verre et lettres, 1914.Georges Braque, Nature morte au verre et lettres, 1914.

Georges Braque, Le jour, 1929Georges Braque, Le jour, 1929

Georges Braque, Nature morte au poissons roses, 1937.Georges Braque, Nature morte au poissons roses, 1937.
La symétrie est créée par des intensités plutôt que par les formes. Et l'arrière plan, dingue et tellement audacieux.

Georges Braque,Mandoline, 1941. Cette peinture a encore tant à nous enseigner. C'est formidable cette impression de verticalité alors que la toile est presque carrée.
Georges Braque, Mandoline, 1941.
Cette peinture a encore tant à nous enseigner. C'est formidable cette impression de verticalité alors que la toile est presque carrée.

Georges Braque, A tire d’aile, 1956-1961.Georges Braque, A tire d’aile, 1956-1961.

Georges Braque
Georges Braque.